Annoncée large favorite, l’Américaine Taylor Knibb n’a pas déçu et s’est imposée en solitaire lors de l’édition féminine de l’Ironman 70.3, à Nice, en 4h19 et 24 secondes. Elle devient, pour la quatrième fois, championne du monde.

Et de 4 pour Taylor ! En l’absence de la tenante du titre de Championne du monde, Lucy Charles-Barclay, obtenu en 2025 à Marbella, la triathlète Taylor Knibb était annoncée comme la large favorite pour cet Ironman 70.3, à Nice. Et, en totale maîtrise, elle a fait respecter la hiérarchie en dominant nettement la concurrence pendant une majeure partie du parcours.

Arrivée à la cinquième position après la première épreuve de nage (1,9 km, au bord de la Méditerranée, non loin de la Promenade des Anglais), Taylor Knibb a ensuite tenu le lead de la course à partir du 10ème kilomètre de l’épreuve vélo, qu’elle a su maîtriser jusqu’au dernier kilomètre (90, au total), malgré les coups d’éclat de Marjolaine Pierré dans les descentes.

Durant l’ultime épreuve de course à pied, d’une distance équivalente à un semi-marathon (21,1km), l’Américaine n’a pas plié, et a su maintenir une avance confortable sur le reste du peloton. Et ce malgré, cette fois-ci, le regain d’orgueil de Julie Derron, qui a réalisé un rush phénoménal jusqu’à la deuxième place.

La Niçoise Marjolaine Pierré termine 5e

La triathlète niçoise de 26 ans, Marjolaine Pierré, a quant à elle terminé à la 5e position (04:26:38). Comme prévu, c’est sur l’épreuve vélo, plus particulièrement dans les descentes, que l’Azuréenne a su tirer son épingle du jeu. Elle avait annoncé en conférence de presse centrer ses forces sur ce point, les travaillant tout méticuleusement avec son entraîneur – et copain – Clément Mignon. Au kilomètre 65,4 seules 25 secondes séparaient alors Pierré et la Suissesse Siffert, deuxième. Cinq kilomètres plus tard, Marjolaine Pierré continuait sa chevauchée et filait devant ses deux concurrentes qui complétaient le podium, pour s’installer dans une seconde place, toujours loin, certes, de Taylor Knipp.

Malgré l’écart conséquent, Marjolaine Pierré est parvenu, un temps soit peu, à réduire son écart avec l’Américaine, avant que celle-ci ne stabilise son avance dans les dix derniers kilomètres.

Sur la course à pied, la Niçoise a rencontré plus de difficultés pour conclure en beauté cet Ironman 70.3. Peu à peu, elle a perdu du terrain face à la vitesse d’Alanis Siffert, qui lui est alors passée devant juste avant le 9e kilomètre. Mais derrière, c’est une autre concurrente qui veillait au grain. Engagée à la 9e position au classement général lors du start de la course à pied, Julie Derron a avalé les kilomètres avec une aisance et une maîtrise des plus exemplaires.

Trop courte pour aller titiller davantage l’alien Taylor Knipp, elle est tout de même parvenue, au fil des kilomètres, à inscrire son nom juste derrière celui de l’Américaine dans le classement général.

En un seul petit kilomètre (du 11 au 12), la Suissesse a remonté M. Pierré puis A. Siffert, jusqu’à maintenir cette position jusqu’à la ligne d’arrivée. “Je devais vraiment tout donner tout sur la course à pied, je savais que je pouvais dépasser les autres filles devant moi, que j’étais peut-être la plus rapide sur cette discipline, a-t-elle déclaré, après la course. Je devais croire en moi, et me dire que j’étais capable de courir suffisamment vite. Au final, je l’ai fait, et je suis très heureuse de terminer à cette deuxième place“.

Audrey Merle deuxième française

En plus de la 5e place de Marjolaine Pierré, une autre Française est parvenue à inscrire son nom dans le top 10. Il s’agit de la Clermontoise Audrey Merle (31 ans), qui a terminé à la 8e place (04:29:08), après une présence jusqu’au kilomètre 44.3 de l’épreuve vélo à la troisième place du classement général.

Mais c’est dans les descentes que l’Auvergnate a perdu du terrain, tout en parvenant, au final, à se stabiliser dans ce top 10. “Là j’ai été offensive, je savais que la descente allait être un gros point faible pour moi. Il fallait que j’essaye de prendre un maximum d’avance dans le haut la bosse. Je n’avais pas de watts à vélo, il n’y a rien qui a fonctionné, alors j’ai tout fait au feeling. Franchement, sur des épreuves comme ça c’est particulièrement difficile, surtout quand on s’entraîne avec des repère, a-t-elle déclaré. Honnêtement, je m’étais dit que je venais pour un top 10 et que si je parvenais à atteindre cet objectif, c’était une super course pour moi“.

Une belle fierté pour Audrey Merle qui repart de ce championnat du monde avec un gros bagage d’expérience. “Ce sont mes premiers championnats du monde, il faut que je reste aussi consciente de mon niveau actuel. Je pense que je suis à ma place. C’est un beau point de départ pour une première saison de longues distances.”

Demain, les hommes prendront part à l’édition masculine de l’Ironman 70.3 à Nice. Autant dire que les festivités ne sont pas encore tout à fait terminées…

Alexis Navarro

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