Deux jours avant le début de cette nouvelle édition des championnats du monde IRONMAN 70.3, à Nice, Yves Cordier s’est livré sur l’évolution du triathlon, Marjolaine Pierré, participante à la course et l’une des grandes favorites à la victoire finale, mais aussi la fin d’une ère, entre ce championnat du monde et la ville de Nice.
Il était temps, pour la sphère médiatique, de rencontrer les quelques athlètes favoris, sur le circuit féminin puis masculin, de cette nouvelle édition des championnats du monde IRONMAN 70.3. C’est dans une pièce de l’Hôtel Anantara Plaza, à Nice, que s’est tenue, ce jeudi après-midi, la conférence de presse introduisant ainsi ce Ironman 70.3 qui devrait tenir, de nouveau, toutes ses promesses. Et ce, tant dans le circuit professionnel qu’amateur.
Chez les féminines, la Suisse Julie Iemmolo, la Norvégienne Solveig Lovseth, l’Américaine Taylor Knibb, la Britannique Kat Matthews, et, bien-sûr, la Française – et Niçoise – Marjolaine Pierré, l’une des grandes favorites à la victoire finale, se sont prêtées au petit jeu médiatique d’avant course.
Chez les masculins, les Belges Marten Van Riel et Jelle Geens, ainsi que les Norvégiens Gustav Iden, Kristian Blummenfelt et le vainqueur de l’édition 2025, Casper Stornes, ont répondu successivement aux questions des journalistes.
Après la conférence groupée, Yves Cordier, directeur de projet pour Ironman France, a livré quelques interviews. Nous avons pu nous entretenir avec lui, au sujet de cette ultime édition 70.3 à Nice.
Yves, parlez-nous un peu de cette édition…
On a enchaîné trois événements de championnat du monde distance Ironman. Après 2019, on a décidé de revenir sur ces championnats du monde, donc 70.3. Cette particularité se justifie par un retour des athlètes sur le fait de n’avoir qu’une seule course d’Ironman à Hawaï. C’est aussi cette volonté d’avoir, à Nice, un parcours propice à la distance 70.3. Pour rappel, ce format représente la moitié d’un Ironman et notre but c’est aussi d’attirer les meilleurs mondiaux, que ce soit sur la distance olympique, mais aussi sur la distance Ironman. Cela crée des courses incroyables, très rapides, qui se finissent en moins de 4 heures avec un accueil, sur deux jours, de plus de 7000 athlètes. Donc c’est vrai que pour Nice et pour le sport, on va vivre de nouveau quelque chose d’incroyable, où tout va être tiré par le haut.
Parmi ces athlètes mondiaux, il y en a une en particulier qui attire forcément notre attention, c’est notre Française Marjolaine Pierré, comment se sent-elle pour cette épreuve ? Prête, affutée ?
Je pense qu’elle a bien fait sa préparation. C’est comme quelqu’un qui prépare un examen, elle a fait tout ce qu’il fallait, maintenant il se peut se passer tellement de choses le jour J… Mais je pense qu’elle a vraiment une maturité suffisante aujourd’hui pour supporter cette pression. Cette pression, elle aime bien la vivre quand elle est chez elle, quand il y a ses proches près d’elle. On lui souhaite le meilleur et j’espère que ça pourra l’aider de voir tant de personnes l’applaudir tout au long de son parcours.
On a d’ailleurs senti une ambiance plutôt sympa, décontractée entre les concurrentes tout à l’heure..
Absolument, c’était remarquable aussi chez les garçons… C’est ça un peu la magie de notre sport, il y a vraiment une simplicité, on a l’impression qu’ils vivent un championnat du monde comme une
simple course. Ils sont là pour s’amuser, un peu comme ce qu’on voit maintenant dans le cyclisme moderne, avec les Pogacar et Van Der Poel. Il y a beaucoup de respect les uns envers les autres, c’est ce que l’on aime voir, et c’est ce que l’on verra aussi samedi et dimanche.
Tant que notre sport restera comme ça, je le supporterai. Lorsqu’on s’est rencontrés avec Mark Allen, la génération des débuts du triathlon dans les années 80, ça nous a réconfortés de nous dire que malgré les évolutions, malgré la médiatisation, les athlètes sont restés de vrais sportifs et de belles personnes. Aujourd’hui, on peut tirer notre sport encore plus vers le haut grâce à des personnes emblématiques, comme Marjolaine, notamment, qui est en train de grandir dans son sport mais qui représente très bien, aussi, la féminisation du sport en général.
Vous la sentez comment cette édition masculine ?
Ce qui est incroyable, c’est que sur les distances Ironman, on arrive à bien cerner avant, les athlètes capables de gagner. Car c’est un peu comme un marathon, où effectivement, le chrono, etc.. Là, sur cette distance qui est peut-être pas longue, mais en tout cas très intense, tout est possible. On ne sait pas si les athlètes qui courent vont vraiment être supérieurs, car le parcours est assez difficile en vélo. Tout est jouable, et c’est ça aussi qui va faire le spectacle. On se souvient en 2019, Gustav Iden, personne ne l’attendait, il est parti en 4ème ou 5ème position en course à pied et il a fini par remporter l’édition. C’est un peu ça aussi la magie.
Y-a-t-il un sentiment singulier qui règne autour de cette dernière édition des championnats du monde à Nice ?
C’est d’abord une chance énorme d’avoir pu organiser, depuis 2019, cinq championnats du monde. Il n’y a aucune autre ville qui a pu le faire. Aujourd’hui, on arrive au terme de nos quatre années. Il y aura probablement dans les années futures, d’autres grands évènements. J’en suis convaincu, car le sport est fait aussi pour être présent dans notre belle région. Il ne faut pas oublier que, c’est certes la fin des championnats du monde Ironman 70.3 à Nice, mais il reste encore trois Ironman organisés à Nice, pour les trois prochaines années.
Cela aura été une fierté pour moi et mes équipes d’organiser ces 70.3 ici. Les athlètes ont vraiment cette fierté de venir à Nice, cette certitude d’avoir des courses calibrées, de qualité, bien organisées… Bien-sûr, on parle des professionnels, mais aussi de tous les amateurs. J’ai beaucoup de messages de gens qui me disent : “C’est merveilleux ce qu’il se passe à Nice“, les sportifs apportent un peu de gaieté. Il y a de la simplicité, du calme…
Alexis Navarro





